Judo : une troisième journée spectaculaire à Abu Dhabi, où les poids lourds ont brillé

La troisième journée du Grand Chelem d’Abu Dhabi 2025 a offert une fin de tournoi à la hauteur de son affiche : des retours en force, des finales disputées et quelques gestes qui rappellent que, dans le judo, la technique peut faire oublier les centimètres. Les poids lourds ont tenu le premier rôle, avec notamment Miki Mukonoki et Gonchigsuren Batkhuyag en or, tandis qu’Arman Adamian a signé un retour remarqué au sommet. Chez les -90 kg, le double champion olympique Lasha Bekauri a encore montré pourquoi il est si difficile à manœuvrer.

En bref : Bekauri a dominé la finale des -90 kg, Anna-Monta Olek a pris sa revanche sur Alice Bellandi au sol, et Adamian a remonté son retard pour décrocher l’or en -100 kg. Mukonoki a marqué les esprits avec un uchi-mata parfaitement exécuté chez les +78 kg, tandis que Batkhuyag a conservé son yuko d’avance en +100 kg. Un spectacle dense, mais pas uniforme : certaines finales ont récompensé la maîtrise, d’autres la capacité à ne pas paniquer quand le tableau d’affichage commence à faire la morale.

Abu Dhabi : une troisième journée de judo riche en finales serrées

Il s’agit ici du Grand Chelem disputé en 2025, et non d’un résultat de la saison 2026. Cette dernière journée avait réuni des profils très différents : la puissance des catégories lourdes, la finesse technique des combats au sol et des judokas capables de renverser une finale après avoir concédé le premier score. Pour retrouver le contexte de l’épreuve, nous pouvons aussi parcourir ce compte rendu du Grand Chelem d’Abu Dhabi.

Le fil rouge du jour ? Les favoris ont dû mériter leur place jusqu’au bout. Bekauri a confirmé son statut en -90 kg, mais la finale des -100 kg a rappelé qu’un avantage précoce ne garantit rien : Adamian, mené par son coéquipier Bifov, a marqué deux fois pour reprendre les commandes. Dans les arts martiaux, le tableau peut changer plus vite qu’un judoka ne replace sa ceinture.

Bekauri et Adamian, deux victoires construites différemment

En -90 kg, le Géorgien Lasha Bekauri a battu le jeune Moldave Latisev en finale. Son judo singulier, fait de variations et de ruptures de rythme, a de nouveau rendu la tâche particulièrement compliquée à ses adversaires. Après le combat, il a salué la difficulté de la compétition et la qualité des concurrents : un compliment mérité, même si ses rivaux auraient sans doute préféré le recevoir depuis une autre marche du podium.

La finale des -100 kg a raconté une histoire moins linéaire. Arman Adamian a d’abord concédé un score à Bifov, son coéquipier, avant de reprendre l’initiative et d’en inscrire deux à son tour. Ce premier titre en deux ans a valeur de signal : le champion du monde retrouve de l’efficacité, et ses projections restent un argument qu’on ne peut pas simplement ranger dans la catégorie « souvenirs ».

Ce duel entre puissance et adaptation donne aussi un éclairage utile sur les catégories lourdes à Abu Dhabi : la force compte, bien sûr, mais elle ne suffit pas sans lecture tactique. Nous retrouvons ce contraste dans le récit consacré aux poids lourds du judo à Abu Dhabi.

Olek, Mukonoki et Batkhuyag : des finales où la technique fait la différence

En -78 kg, Anna-Monta Olek a retrouvé Alice Bellandi, championne du monde et championne olympique, dans un remake de la finale mondiale de la saison. Cette fois, l’Allemande a fait basculer le combat au sol et s’est imposée. La victoire confirme sa place parmi les références de la catégorie, tout en rappelant une évidence parfois oubliée : même une grande championne n’est jamais à l’abri d’un combat qui lui échappe au moment le moins pratique.

Olek a également souligné son aisance dans l’environnement du tournoi, de l’hôtel à la pesée, et sa réussite répétée sur les tatamis d’Abu Dhabi. Pour Bellandi, la défaite ne gomme pas le niveau affiché ; elle souligne plutôt la marge infime qui sépare deux judokas d’élite dans une finale de ce calibre.

Chez les +78 kg, Miki Mukonoki a exécuté un uchi-mata net face à la Chinoise Niu Xinran, malgré un désavantage de gabarit. Le geste avait la précision d’une démonstration : placement, déséquilibre et projection, sans chercher à transformer le combat en concours de force. En +100 kg, Gonchigsuren Batkhuyag a, lui, conservé son yuko d’avance contre Tamerlan Bashaev, médaillé mondial et olympique, pour remporter la dernière médaille d’or du tournoi.

Ces finales résument bien le spectacle de la troisième journée : les poids lourds ont attiré les regards, mais les victoires ne se sont pas réduites à la puissance. Du travail au sol d’Olek à l’uchi-mata de Mukonoki, Abu Dhabi a rappelé que la taille impressionne, tandis que la technique décide.

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