À seulement 9 ans, un jeune d’Attleboro s’apprête à représenter les États-Unis aux championnats du monde de muay-thaï

À neuf ans, EJ Buco s’apprête à franchir une étape rare pour un jeune athlète : représenter les États-Unis en Grèce, dans la division des moins de 12 ans des championnats du monde de muay-thaï. Originaire d’Attleboro, dans le Massachusetts, il a décroché sa qualification après avoir remporté les USA Grand Nationals en mars, prolongeant un début de parcours marqué par un bilan de sept victoires sans défaite.

Son ascension repose sur une préparation exigeante, mais aussi sur l’appui de sa famille et de son entraîneur, Shaun Shubert. EJ s’entraîne cinq à sept jours par semaine, tout en pratiquant d’autres sports, dont le football : une discipline impressionnante pour son âge, qui pose aussi la question essentielle de l’équilibre entre ambition, récupération et enfance. 🥊 Le rendez-vous mondial est annoncé pour la première semaine de novembre en Grèce.

Attleboro : EJ Buco, neuf ans, décroche sa place aux championnats du monde

Le muay-thaï fait partie de l’histoire familiale d’EJ. Son père, Brad, raconte que son fils montrait déjà des gestes de boxe avant même de savoir marcher. La formule tient de l’anecdote familiale, mais elle éclaire surtout un environnement où les arts martiaux et les sports de combat sont familiers depuis longtemps.

Cette proximité ne suffit toutefois pas à expliquer ses résultats. Selon son entraîneur, qui le forme depuis environ quatre ans, EJ se distingue par sa régularité et son sérieux. Il accepte de s’entraîner les week-ends et certains jours fériés ; des séances privées ont lieu trois à quatre fois par semaine, et il accompagne parfois son coach lors de courses de cinq à six miles. Un volume conséquent pour un enfant de neuf ans, qui mérite d’être encadré avec une attention constante à son bien-être et à sa scolarité.

Un titre américain obtenu au terme de trois rounds

En mars, EJ a remporté les USA Grand Nationals dans la catégorie des 9 à 12 ans. Il a disputé trois rounds face à un adversaire un peu plus âgé, venu de New York. D’après les informations rapportées, l’évaluation porte notamment sur la technique et les coups portés, avec une attention aux poings comme aux jambes.

Ce succès lui ouvre la porte d’une compétition internationale en Grèce. Le jeune combattant résume l’enjeu avec simplicité : gagner le tournoi mondial ferait de lui le meilleur de sa tranche d’âge. La confiance est compréhensible, mais le passage à l’échelle mondiale constitue un tout autre test : nouveaux adversaires, cadre différent et pression accrue. Pour situer l’héritage technique de cette discipline, on peut aussi découvrir quelques repères sur la tradition thaïlandaise du combat.

Une préparation soutenue, avec l’équilibre comme enjeu

Shubert décrit EJ comme un élève tenace, capable de suivre le rythme de séances exigeantes. Son père, de son côté, souligne la fierté familiale et l’importance du soutien reçu de l’entourage, des entraîneurs et de sponsors. Cette mobilisation donne au voyage une dimension collective : derrière le jeune athlète, il y a un club et une communauté qui l’accompagnent.

Mais une cadence de cinq à sept entraînements hebdomadaires ne devrait pas être présentée comme un modèle à reproduire pour tous les jeunes sportifs. À neuf ans, la progression dépend aussi du repos, du plaisir de pratiquer et de la possibilité de poursuivre d’autres activités. EJ dit lui-même que les séances peuvent être fatigantes, tout en ajoutant qu’il aime ce qu’il fait : cette nuance mérite autant d’attention que son bilan sportif.

Des attentes élevées pour un enfant de neuf ans

Le parcours d’EJ s’inscrit dans un intérêt plus large pour le muay-thaï, des salles locales aux grandes scènes professionnelles. Les compétitions internationales attirent l’attention sur les performances, mais l’accompagnement des mineurs exige une vigilance particulière : les objectifs sportifs doivent rester adaptés à l’âge et à la maturité de chaque combattant. Les titres mondiaux obtenus dans d’autres rendez-vous donnent un aperçu de l’ampleur de ces événements, sans pour autant rendre comparables les catégories d’âge et les parcours.

En Grèce, EJ ne défendra pas seulement une série de victoires : il découvrira une scène mondiale, face à des adversaires venus d’autres horizons. Son ambition est nette, mais l’essentiel sera aussi de combattre avec maîtrise et de profiter de cette expérience. 🏆

La Grèce, prochaine étape du parcours d’EJ Buco

La famille prévoit de rejoindre la Grèce au début du mois de novembre pour le tournoi. Brad Buco évoque un soutien venu de son club et de personnes d’autres États, signe que cette qualification dépasse les limites d’Attleboro. Pour l’enfant, savoir que des supporters américains seront derrière lui rend l’échéance à la fois enthousiasmante et impressionnante.

Le résultat comptera, bien sûr, mais il ne résumera pas à lui seul cette aventure. Pour un pratiquant de neuf ans, accéder aux championnats du monde représente déjà une expérience marquante ; la suite dépendra de sa capacité à concilier ambition, plaisir et développement à long terme.

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